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ObservatoireTIC

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Résumé du projet

La principale question de recherche formulée dans la phase 2 du projet PanAf (2009-2011) est la suivante : « Comment, pour qui et dans quelles circonstances l’intégration pédagogique des TIC peut-elle sensiblement améliorer la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage dans l’ensemble des niveaux et des échelles des systèmes éducatifs africains? »

Lors du deuxième Sommet mondial sur la société de l’information (Tunis, novembre 2005), Kofi Annan nous a rappelé que nous vivons dans un monde qui évolue rapidement et où les technologies jouent des rôles divers. La manière dont nous exploiterons le potentiel des technologies façonnera notre avenir commun; nous ne pouvons rester indifférents devant cette gigantesque métamorphose.

Par l’intermédiaire du programme Acacia du Centre de recherches pour le développement international (CRDI), l’Agenda panafricain de recherche en intégration pédagogique des TIC (PanAf) contribue au développement des pays africains et de leurs populations en approfondissant leurs connaissances en matière d’intégration pédagogique des TIC dans les écoles et les systèmes éducatifs africains.

Reconnaissant que l’éducation est essentielle au développement socioéconomique, le réseau PanAf partage, par l’intermédiaire de l’Observatoire, un ensemble de données à libre accès sans précédent, produit des publications axées sur les politiques et la pratique, et travaille à l’amélioration de la capacité de recherche dans les établissements participants.

Une meilleure connaissance des réalités de l’enseignement et de l’apprentissage à l’aide des TIC dans les établissements d’enseignement africains renforcera leur contribution au développement socioéconomique national et international. Dans le contexte actuel de mondialisation, les TIC sont des outils nécessaires aux apprenants de ces établissements et leur utilisation est une compétence obligatoire pour participer à la société internationale du savoir.

La phase 1 (2007-2009) a permis au réseau PanAf, d’une part, de réunir des données d’une ampleur inédite sur les TIC dans les écoles africaines et, d’autre part, à développer des partenariats internationaux exceptionnels avec la Banque mondiale et l’UNESCO. Les écoles décrites dans la recherche de la phase 1 représentent près de 245 000 apprenants et 9 000 enseignants, et dressent un portrait jusqu’ici inexistant de l’intégration pédagogique des TIC dans l’ensemble des pays africains.

L’analyse substantielle de ce nouveau savoir doit se poursuivre afin de parvenir à des conclusions et à des recommandations soutenues empiriquement. L’amélioration des résultats scolaires, par la prise de décisions stratégiques et la formation du personnel enseignant, doit reposer sur un fondement empirique solide – sur des données rigoureusement et minutieusement recueillies et analysées. Suivant la cueillette de données d’une quantité et d’une qualité exceptionnelles de la phase 1, la phase 2 du projet PanAf permettra aux chercheurs africains de formuler de telles recommandations en matière de politiques et de pratique.

Le réseau PanAf est la première illustration à l’échelle du continent de la pratique d’avant-garde « Les TIC et l’éducation ». Il a été grandement et mondialement reconnu pour l’audace et l’avant-gardisme dont il fait preuve en matière de collecte de données, de partage et de renforcement des capacités. Nous vous encourageons à lire la proposition de la phase 2, qui innove encore sur les plans de l’analyse et de la mise en œuvre des résultats de recherche. Les TIC en elles-mêmes ne favorisent pas nécessairement la capacité cognitive des apprenants et quel que soit le pouvoir des technologies, elles ont peu d’impact sur les résultats scolaires sans l’accompagnement des enseignants. La recherche de la phase 2 du projet PanAf a donc la responsabilité d’établir les meilleures pratiques en matière d’intégration pédagogique des TIC et de favoriser l’amélioration de l’enseignement et de l’apprentissage dans les écoles africaines – un enjeu de développement de la plus haute importance.

Concernant l’évolution future du projet PanAf, il serait regrettable de remplacer les données de l'Observatoire TIC collectées depuis le début du projet PanAf (2007) par des données plus récentes car elles représentent une source riche d'information sur une période historique de l'intégration pédagogique des TIC. Aussi, l'idée n'est pas d'actualiser (par remplacement) les données de l'Observatoire TIC mais plutôt de continuer à accumuler des données plus récentes, parallèlement aux données collectées précédemment. La collecte fréquente de nouvelles données à partir des mêmes indicateurs est très pertinente sur le plan scientifique car elle permettra progressivement de comparer différentes périodes d'intégration pédagogique des TIC, en plus de pouvoir comparer différents espaces géographiques, comme c'est déjà le cas avec les 13 pays participants. Autrement dit, l'accumulation de différentes périodes de collecte de données pourra ouvrir sur des recherches longitudinales et contribuera à accroître davantage la pertinence et la richesse des données disponibles sur l'Observatoire TIC en permettant des comparaisons à la fois géographiques et temporelles.

Dans cette perspective, les futurs développements du projet PanAf incluront un renouvellement régulier de la collecte de données afin de continuer à alimenter l'Observatoire TIC.

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